Une filière se rencontre autant qu’elle se cultive. Pour un distributeur, un importateur ou une épicerie fine qui veut sourcer des produits algériens — huile d’olive, figues, fruits secs, miel, dattes —, les salons et foires sont le raccourci le plus efficace : on y voit, on y goûte, on y parle en direct aux producteurs. Encore faut-il savoir lesquels comptent et ce qu’on y trouve. Ce guide fait le tour des grands rendez-vous agroalimentaires d’Algérie et de leur intérêt pour un professionnel du terroir — écrit du point de vue d’un domaine qui vit ces saisons de l’intérieur.
SIPSA-Filaha & AgroFood : le grand rendez-vous international
C’est le poids lourd. Le Salon international de l’agriculture, de l’élevage et de l’agroalimentaire (SIPSA-Filaha) se tient chaque année à Alger — l’édition 2026, la 24ᵉ, a réuni quelque 850 exposants au Palais des expositions. Pour la filière oléicole, il abrite désormais un volet dédié, SIPSA Oleomed, et un concours national de la meilleure huile d’olive vierge dont les lauréats sont récompensés en présence des institutions. Nouveauté qui parle directement aux acheteurs de terroir : l’espace « El Benna Dielna », écrin dédié aux produits du terroir et à l’artisanat rural — miels, huiles d’olive, fromages, confitures, dattes et fruits secs y sont présentés. Pour un importateur ou un distributeur, c’est le lieu où prendre le pouls de la filière et rencontrer, en un seul déplacement, une grande diversité de producteurs. Si vous ne deviez retenir qu’un salon pour découvrir le terroir algérien, ce serait celui-là.
Djazagro : l’agroalimentaire et la transformation
Autre grand rendez-vous algérois, Djazagro est le salon professionnel de la production agroalimentaire, de la transformation et de l’emballage. Son public est davantage industriel — équipements, ingrédients, process, conditionnement — mais il concentre chaque année un large écosystème de professionnels du secteur, et c’est un baromètre utile pour qui veut comprendre où va l’agroalimentaire algérien. Pour un acheteur de produits finis de terroir, il complète SIPSA plus qu’il ne le remplace, mais il aide à cartographier les acteurs, les fournisseurs de conditionnement et les tendances — un point précieux quand on cherche, par exemple, à comprendre comment une figue ou une huile est emballée avant d’arriver en rayon.
La Foire de la Production Algérienne (FPA) : la vitrine nationale
Rendez-vous emblématique de la production nationale, la Foire de la Production Algérienne met en avant, chaque année à Alger, le savoir-faire du pays tous secteurs confondus — l’agroalimentaire et le terroir y tiennent une place de choix. C’est une vitrine grand public autant que professionnelle, utile pour sentir la vitalité des marques nationales et repérer des producteurs émergents. Pour un distributeur en quête de références algériennes authentiques, c’est un terrain d’observation précieux, à combiner avec les salons plus spécialisés. On y mesure aussi, mieux qu’ailleurs, la fierté nationale attachée aux produits du terroir — un ressort de vente puissant sur les marchés de la diaspora.
Les fêtes du terroir : au plus près des producteurs
Au-delà des grands salons d’Alger, l’Algérie vit au rythme de fêtes locales qui célèbrent un produit et son terroir. La plus parlante pour notre filière est la Fête de la figue de Béni Maouche, dans la wilaya de Béjaïa, qui met à l’honneur la seule figue labellisée du pays et rassemble figuiculteurs, transformateurs et visiteurs à la fin de l’été. Il existe de même des célébrations autour de l’olivier et de l’huile nouvelle en Kabylie, au moment de la récolte hivernale. Ces fêtes ont un avantage unique sur les grands salons : elles se tiennent sur le terroir même, au contact direct des producteurs et de leurs vergers. Pour un acheteur qui veut comprendre d’où vient un produit — et nouer une relation vraie —, rien ne remplace ce déplacement à la source.
Un calendrier indicatif de l’année agroalimentaire
Pour s’organiser, mieux vaut avoir la trame de l’année en tête (les dates exactes varient chaque année et se vérifient auprès des organisateurs). Le printemps est traditionnellement la saison des grands salons algérois — SIPSA-Filaha et son volet oléicole, dans une période où la filière fait le bilan de la campagne écoulée. Djazagro et la Foire de la Production Algérienne ponctuent également l’année de leurs éditions. La fin de l’été et l’automne sont le temps des fêtes du fruit — figue en tête — au moment où les récoltes se sèchent. L’hiver enfin est celui de la récolte des olives et de l’huile nouvelle, saison des célébrations de l’olivier en Kabylie. En croisant ce calendrier avec vos besoins, vous choisissez le bon rendez-vous : un salon pour la vue d’ensemble, une fête de terroir pour la rencontre directe.
Salon international ou fête de terroir : que choisir ?
Les deux formats servent des objectifs différents. Le grand salon (SIPSA, Djazagro, FPA) est imbattable pour la vue d’ensemble : en une visite, vous rencontrez de nombreux producteurs, comparez les offres, prenez le pouls des tendances et des prix, et repérez les acteurs sérieux. La fête de terroir (figue de Béni Maouche, célébrations de l’huile nouvelle) est imbattable pour la profondeur : vous êtes sur place, vous voyez les vergers, vous comprenez le geste, vous nouez une relation humaine qui vaut tous les catalogues. La stratégie gagnante combine les deux : repérer au salon, approfondir sur le terroir. Et quand le déplacement n’est pas possible, la conversation peut toujours commencer à distance — c’est même souvent ainsi qu’elle démarre.
Bien utiliser un salon quand on cherche des partenaires
Quelques réflexes transforment une visite en opportunités. Préparez votre besoin : quel produit, quel volume indicatif, quel format, quel marché — un producteur répond d’autant mieux que la demande est claire. Goûtez et questionnez : variété, origine précise, catégorie de qualité, campagne, capacité de régularité ; la façon de répondre en dit long sur le sérieux. Privilégiez l’origine nommée à la marque anonyme. Gardez le contact et prolongez par une visite au domaine quand c’est possible — c’est là que se décident les partenariats qui durent.
Au-delà des salons : la visite au domaine
Un salon donne la vue d’ensemble ; une fête de terroir donne la rencontre ; mais rien ne remplace la visite au domaine pour un acheteur qui veut vraiment comprendre ce qu’il référence. Voir les oliviers et les figuiers sur leur coteau, sentir le rythme d’une récolte, comprendre les gestes d’un séchage ou d’une trituration, rencontrer la famille qui porte le domaine : c’est là que naît la conviction qui fait vendre ensuite au client final. C’est aussi la meilleure façon de vérifier, de ses propres yeux, la réalité derrière les mots — l’origine, la méthode, le sérieux. Beaucoup de partenariats durables se scellent ainsi, sur le terrain, autour d’une dégustation et d’une conversation franche. Le Domaine Bekka reste ouvert, dans un cadre à convenir, à ce type d’échange avec les professionnels dont le projet le justifie — en gardant toujours à l’esprit que la relation prime sur la transaction. Et si le déplacement n’est pas possible dans l’immédiat, la conversation peut parfaitement commencer à distance, puis se prolonger sur le terroir le moment venu.
Rencontrer le Domaine Bekka
Le Domaine Bekka est une exploitation familiale de Taslent, à Amizour (wilaya de Béjaïa), en Kabylie — huile d’olive Chemlal, figues et fruits des vergers de la Soummam, légumes du potager de montagne. Que ce soit à l’occasion d’un rendez-vous de la filière ou par un simple échange direct, nous sommes ouverts aux professionnels qui cherchent une origine tracée : distributeurs, importateurs, épiceries fines, restaurateurs, hôteliers. Nous n’affichons pas de prix et ne vendons pas en ligne : nous construisons des partenariats au cas par cas. Pour amorcer la conversation, présentez votre projet sur la page devenir partenaire ou via la page contact. La meilleure rencontre reste celle du produit et du besoin : dites-nous le vôtre.
Questions fréquentes
Quel est le principal salon agroalimentaire en Algérie ? SIPSA-Filaha & AgroFood, à Alger, est le grand rendez-vous international du secteur, avec un volet oléicole (SIPSA Oleomed) et un espace terroir. Djazagro et la Foire de la Production Algérienne le complètent.
Où rencontrer des producteurs d’huile d’olive et de figues de Kabylie ? Sur les salons nationaux, mais aussi lors des fêtes du terroir comme la Fête de la figue de Béni Maouche — et, plus directement encore, en contactant les domaines eux-mêmes.
Les dates des salons sont-elles fixes ? Non, elles varient chaque année ; vérifiez toujours auprès des organisateurs. La trame saisonnière, elle, reste stable : grands salons au printemps, fêtes du fruit à l’automne, olivier en hiver.
Peut-on travailler avec le Domaine Bekka sans se déplacer ? Oui. Un partenariat peut se construire à distance : décrivez votre projet via nos pages devenir partenaire ou contact, et nous engageons l’échange.
Quels produits présente le Domaine Bekka ? Notre huile d’olive de variété Chemlal, les figues et fruits de nos vergers de la vallée de la Soummam, et les légumes de notre potager de montagne — une gamme de terroir à origine unique, pensée pour les professionnels qui cherchent une provenance vraie, nommée et tracée.
Le Journal du Domaine — Domaine Bekka, depuis 1835.



